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Bulletin du 25 septembre 2006


Les établissements de santé s’organisent pour se doter de services de
récupération durables et viables


Les établissements de santé sont de plus en plus sensibles et conscients des impacts environnementaux générés par leurs activités et la gestion des matières résiduelles n’y échappe pas. Nombreux sont ceux qui ont mis en place ou ont entrepris de se doter de services de récupération multimatières, si possible à moindre coût que celui de l’élimination des déchets sinon à un coût raisonnable et acceptable. Tous conviennent en effet que la protection de l’environnement et la protection de la santé humaine vont de pair, mais tous admettent aussi que la gestion des matières résiduelles n’est pas au cœur de la mission essentielle des établissements de santé.

Idéalement, il ne faudrait pas que la réalité économique mette en péril la survie des programmes de réduction et de récupération des matières résiduelles. Mais tout n’est pas si simple. Premièrement, il y a tous les petits établissements qui ne peuvent seuls avoir accès à un service de récupération, parce qu’ils n’ont pas un volume suffisant pour intéresser un récupérateur à y offrir un service peu onéreux, voire gratuit, et qui n’ont pas accès non plus à un service de récupération dispensé par leur municipalité hôte.

Deuxièmement, les prix des matières récupérées fluctuent et il arrive qu’au terme d’un contrat les liant à une entreprise de récupération, les gestionnaires des établissements de plus grande taille se voient proposer un renouvellement de contrat plus coûteux que le précédent. Voilà des questions importantes auxquelles sont confrontés les gestionnaires des établissements de santé. C’est pourquoi quelques établissements ont commencé à s’interroger sur les solutions applicables pour faire en sorte que tous les établissements puissent avoir accès à des services de récupération, mais aussi pour se prémunir contre les aléas de la fluctuation des prix et des conditions des marchés de récupération.

Quelles seront les solutions les plus avantageuses pour les établissements, dans quelles conditions et comment en permettre la mise en œuvre? Regroupements d’achats et de services? Regroupements des contrats sous la bannière des services d’approvisionnement régionaux? Services partagés entre établissements eux-mêmes? Les questions sont posées. Plusieurs établissements y travaillent avec l’espoir que cet automne, on puisse commencer à identifier et à mettre en œuvre des solutions durables et viables.